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Grâce à Dieu (2019)


Réalisation: François Ozon

Casting: Melvil Poupaud, Denis Ménochet, Swann Arlaud

Bande Originale: Evgueni & Sacha Galperine

Grâce à Dieu est le film qui a fait beaucoup de bruit dans les médias récemment, notamment car sa sortie était menacée. Le long-métrage retrace l’histoire de victimes d’abus sexuels au sein de l’Eglise catholique. Tous ont été marqués par les actes pédophiles du père Preynat, exerçant toujours.


François Ozon nous livre un film qui dénonce les travers de l’Eglise catholique. Le réalisateur évoque les nombreux abus sexuels qui se sont produits au sein de l’Eglise ainsi que le silence et l’absence de réaction qui s’en est suivi. Mais le sujet principal du film est la libération de la parole de ces victimes. On nous montre ces hommes marqués par l’horreur de leur passé qui essayent de se reconstruire et de vivre avec ces douloureux souvenirs.


Le film retrace principalement le parcours de trois hommes et nous nous concentrons sur l’histoire de chacun. Ces histoires vont peu à peu s’entremêler au fur et à mesure que les protagonistes se rencontrent. Ces personnages seront liés par l’association “La Parole Libérée” qui rassemblent les anciens du groupe scout Saint-Luc, victimes de pédophilie.

Ces trois hommes ont chacun leur histoire et nous nous attachons vite à ces personnages et à leur entourage.


Les acteurs livrent d’ailleurs des performances magistrales. Concernant les personnages principaux, Denis Ménochet (François) et Swann Arlaud (Emmanuel) se démarquent un peu plus de Melvil Poupaud (Alexandre) car leur histoire est plus bouleversante. Cependant, les trois sont tous excellents et débordent de justesse.


Les acteurs secondaires sont également très convaincants: Aurélia Petit, Hélène Vincent, Josiane Balasko arriveront particulièrement à nous toucher et Bernard Verley (le père Preynat) nous fera ressentir beaucoup de colère.


Le film est très intense, il y a beaucoup d’émotions et de tensions avec des moments forts comme les scènes de confrontation entre certaines victimes et le père Preynat ou encore des scènes de flashbacks qui glacent le sang. Des flashbacks où les actions sont suggérées mais qui provoquent l’angoisse chez le spectateur qui sait pertinemment ce qu’il va se passer. Durant ces scènes, nous pouvons remarquer que les dialogues sont très peu présents pour installer une véritable tension.


En terme de réalisation, il y a quelques plans qui attireront l’oeil comme des plans symétriques dans une église ou encore les plans du Vatican au début. Les passages au sein des institutions religieuses sont d’ailleurs plutôt sombres avec des couleurs ternes et donnent un sentiment d'oppression chez le spectateur.


Grâce à Dieu est donc un très bon film qui évoque un sujet sensible mais avec réussite. Si certains aspects de l’Eglise sont dénoncés, nous retiendrons surtout un long-métrage évoquant des victimes qui libèrent leur parole et qui s’expriment pour se sentir mieux et ainsi empêcher que d’autres subissent de tels actes.

Ecrit par Totole



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