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Les Animaux Fantastiques, Les Crimes de Grindelwald (2018)

Mis à jour : 13 sept. 2019


Réalisation: David Yates

Casting : Eddie Redmayne, Jude Law, Johnny Depp, Ezra Miller, Katherine Waterson

Bande Originale: James Newton Howard.


Cette critique comporte une partie avec et sans spoiler. Un petit message vous indiquera quand vous enfuir si vous n'avez pas vu ce film.


L'avant première mondiale du deuxième volet des Animaux Fantastiques se tenait ce 08 Novembre à Paris. A cette occasion, nous avons pu voir ce film une semaine avant sa sortie officielle.


Nous retrouvons Norbert, de retour en Angleterre après les épisodes de New-York. Un Norbert toujours accompagné de ses fidèles créatures magiques comme le Niffleur et Piquette.


De nombreux nouveaux personnages font également leur apparition, nous pouvons citer Albus Dumbledore (Jude Law), Leta Lestrange (Zoé Kravitz) et Thésée Dragonneau (Callum Turner), le frère de Norbert, et bien d'autres.

Mais cet ajout conséquent de personnages nuit au développement de certains et enlève de l'intérêt à d'autres.


Tina et Queenie Goldstein sont une nouvelle fois de la partie, mais à quel prix ?

Tina et Queenie ont toutes deux perdu de leur attrait, une ne sert qu'à faire acte de présence et l'autre plonge directement dans le personnage cliché qu'elle n'était pas dans le premier film. Et c'est dommage car les deux sœurs apportaient vraiment une touche de fraîcheur dans le récit.

Jacob est lui-aussi de retour en étant étonnamment bien développé. Il est devenu plus sympathique, plus drôle et a surtout su faire avec le monde magique, ce qui offre des scènes d'un comique détonnant.

Mais peu de personnages ont droit à ce traitement de faveur. Que ce soit Leta Lestrange, Nagini, ou encore Thésée aucun d'entre eux n'a de réel développement ce qui les rend sans profondeur ni intérêt. Il est presque impossible de s'attacher à eux tant on ne sait rien de leur histoire et de leur personnalité.

Par contre, nous avons Albus Dumbledore, un peu trop absent nous pourrons dire, mais incroyablement charismatique et important. Sans aucune grande démonstration de magie de sa part, son pouvoir, sa force et son influence se ressentent parfaitement.


Gellert Grindelwald arrive en tant que grand méchant tant attendu. Un Grindelwald qui, dans les livres est décrit comme le plus grand sorcier de l'histoire de la magie, mais qui dans le film, n'effraie pas grand monde. Johnny Depp n'est toujours pas revenu à son meilleur niveau et n'arrive pas à retranscrire la profondeur et la noirceur pourtant si caractéristiques du sorcier.


Le relation entre Dumbledore et Grindelwald n'est pas suffisamment abordée ce qui réduit les enjeux du film.


En parlant des enjeux, il n'y en a guère. Dès le début, nous savons où le film veut nous emmener, et pour les connaisseurs de l'univers d'Harry Potter, l'intérêt est moindre.

Beaucoup de facilités scénaristiques permettent de faire avancer le récit ce qui anéanti l'effet de surprise et l'inattendu pourtant bel et bien présents dans tous les films Harry Potter.


Mais les Animaux Fantastiques est une oeuvre à part entière, il faudrait donc la juger comme telle. Hélas c'est impossible. Le film nous offre beaucoup trop de fan-services et d'Easter Eggs destinés aux amateurs d'Harry Potter ce qui réduit la crédibilité de l'histoire. Le film a également pris le parti de s'ancrer dans l'Histoire en mentionnant des moments marquants du XXe siècle en occultant à de trop nombreuses reprises le monde magique qui représente tout l'attrait du film.


Le monde magique, est bien différent du monde des non-mages (moldus) que dans le premier volet. D'ailleurs la distinction est extrêmement compliquée à faire. Et encore une fois le monde de la magie que nous aimons tant, avec ses personnages, ses costumes et coutumes et un grand absent de ce film. Seule la présentation des Ministères de la Magie de New-York, Paris et Londres nous permettent de retrouver la véritable magie.


Ce film ne comporte pas que des aspects négatifs et heureusement. La photographie est incroyable, en jouant sur des couleurs froides telles que le bleu, le gris, le blanc et le noir, elle offre une esthétique épurée et aérienne qui entoure le film d'une légèreté visuelle malheureusement alourdie par les défauts scénaristiques. Ce jeu de couleurs mêlé à des éléments comme la fumée, le brouillard ou les draperies présentes lors de l'arrivée de Grindelwald ou dans les pensées de Leta apportent une beauté et une élégance froide qui tranchent avec les couleurs vives du premier volet. Ce film nous propose un contraste de couleurs intéressant en opposant les couleurs froides de Grindelwald aux couleurs chaudes de Norbert et de ses créatures. Un contraste qui met en avant le camp de la lumière et le camp des ténèbres instauré par le sorcier.


Les créatures de Norbert sont d'une beauté sans nom. En dehors de celles du premier film, beaucoup de nouvelles sont apportées. De magnifiques créatures venant de toute planète vous feront tantôt peur, rire et vous feront fondre, comme les bébés Niffleurs, elles sont particulièrement mises à l'honneur dans l'immense maison magique de Norbert, incroyablement bien réalisée et comportant dans chaque pièce, un milieu naturel dans lequel ses animaux peuvent s’épanouir. Les effets spéciaux de cette maison sont sûrement les plus spectaculaires des deux films.

Malheureusement pour elles, elles ne font plus partie de l'intrigue et ont grandement perdu en importance au profit d'intrigues entre sorciers. Dommage pour un film intitulé Les Animaux Fantastiques.



Ce film est assez rafraîchissant de par son humour, notamment présent dans la relation entre Tina et Norbert parfaitement mise en avant grâce à l'utilisation de plans serrés appuyant sur la gêne et la confusion de ce dernier qui accentuent le côté comique et gênant de la situation.


Certes ce film à de nombreux côtés négatifs mais il reste très bon dans son ensemble. Les easter eggs feront esquisser un sourire à plus d'un ainsi que les nombreux retours à Poudlard. Ces points négatifs ne sont pas si prédominants quand nous prenons en compte tout le travail autour du jeu d'acteur, de la réalisation et de la photographie. Les Animaux Fantastiques, Les Crimes de Grindelwald est donc un très bon film même s'il reste bien en-dessous du premier. Allez voir ce film rien que vous rappeler à quel point le monde magique est fantastique et combien c'est agréable de voir Albus Dumbledore et d'autres personnages que l'on a tant apprécié dans Harry Potter.


Alors le 14 Novembre, foncez au cinéma pour au moins revoir Poudlard et les Animaux Fantastiques de Norbert Dragonneau.


Partie spoilers en dessous Ecrit par Lyria


Vous devez jurer solennellement que vous avez vu ce film pour pouvoir lire cette partie contenant des spoilers !


Comme nous l'avons mentionné plus haut, il y a un réel problème de personnages notamment avec Queenie. Elle est devenue le personnage cliché de la blonde amoureuse de son homme et prête à tout pour le garder. Quel dommage quand nous connaissons son potentiel dans le premier film.

Le fait qu'elle rejoigne Grindelwald est extrêmement prévisible car elle met tout en oeuvre pour pouvoir vivre avec Jacob quitte à l'ensorceler. Quel gâchis pour ce personnage.

Tina elle-aussi n'est pas vraiment présente. Son temps à l'écran n'est pas exploité au mieux et elle aussi plonge dans le cliché de la femme jalouse. Encore une fois quel dommage.


Grindelwald est lui aussi très mal développé. Sa puissance légendaire est très mal abordée, la seule démonstration de puissance réside dans l'assassinat d'une innocente famille de non-mage. (ce qui rappelle la mort des parents d'Harry) Sinon pas plus d'utilisation de magie que cela. Gellert Grindelwald est en soit plus un beau parleur que le grand sorcier que l'on nous a promis. Il endosse le rôle d'un dictateur plein de promesses pour le peuple voulant préserver la race de sang-pur (Cela ne vous rappelle pas quelqu'un ?)


Et parlons des Easter Egg omniprésents pour rallier les fan d'Harry Potter. Les plus notables sont la phrase prononcée par Dumbledore qui est la même que Rémus Lupin dans Harry Potter 3, l'élève du nom de McLagen (le "beau gosse" dans Harry Potter 6), l'allusion à Fumseck ou encore le petit caméo de McGonagall plus amusant qu'utile.

Et ne parlons pas de toutes les scènes de Poudlard portées par la musique d'Harry Potter.


Les facilités scénaristiques sont énormes et trop nombreuses, les origines de Leta et de Croyance en sont un exemple frappant. Pareil pour le naufrage du navire emmenant ces derniers en Amérique se révélant être le Titanic. Ancré un film dans l'Histoire peut être intéressant mais là, c'est trop gros. Et ne parlons pas de la véritable identité de Croyance ! Dans tous les livres/films/recherches il n'est en aucun cas question d'Aurelius Dumbledore. Alors est-ce vraiment sa réelle identité ou une ruse de Grindelwald ? Nous le saurons au troisième volet.

Et tous les clins d’œil au peuple français font plaisir au début mais fatiguent à la longue. Oui il est sympathique de voir une machine à coudre Singer, de la dentelle partout et des publicités des années 1930. Mais voir 100 fois la Tour Eiffel pour bien nous montrer que nous sommes à Paris..non...stop.


La mort de Leta est prématurée, on ne connaît pas ce personnage, on ne connaît pas sa personnalité ni comment elle en est venue à se fiancer avec Thésée et non Norbert. La faire mourir n'apporte rien et ne nous touche pas plus que ça. La disparition d'un personnage aussi important pour Norbert ferme la porte à de nombreuses possibilités pour l'avenir de la saga. En tuant Tina ou Queenie le spectateur aurait été plus atteint et cela aurait apporté une dimension plus dramatique et de plus forts enjeux à la saga.


De nombreux moments pimentent le film et font plaisir. Les petits tours de Dumbledore, les animaux de Norbert, l'humour de Jacob, le petit twist avec Grindelwald au début du film, tout cela donne une dimension plus magique et enfantine à ce film tellement sombre dans son message et ce qu'il annonce.

Et nous n'allons pas nous mentir, la premier retour à Poudlard donne des frissons et nous rappelle que la saga s'est achevée il y a déjà 7 ans.


Ce que nous pouvons attendre du troisième volet qui sortira sûrement en 2020, c'est bien évidemment un meilleur développement des personnages, une relation Grindelwald/ Dumbledore plus approfondie, moins de Croyance qui est d'une platitude sans égal et plus de magie, plus de Norbert, plus de créatures et plus d'informations sur le monde magique.


Les Animaux Fantastiques est un très bon film mais qui tente trop à plonger dans la facilité alors, pour les 3 prochains films, espérons que J.K Rowling corrige le tir et nous face encore profiter de cet univers si envoûtant et si fantastique.







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