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Greta (2019)

Réalisation : Neil Jordan

Casting : Isabelle Huppert, Chloë Grace Moretz, Maika Monroe

Bande Originale : Javier Navarrete



Frances McCullen est une jeune serveuse dans un restaurant. Un soir, en rentrant du travail, elle découvre un sac à main abandonné dans le métro, appartenant à une certaine Greta Hideg. La jeune fille va alors se lier d’amitié avec la propriétaire du sac qui va se montrer de plus en plus inquiétante.


Que dire de Greta ? C’est un thriller très pauvre où très peu de choses fonctionnent. On va commencer par parler de ces personnages catastrophiques et totalement idiots. Prenons Greta (Isabelle Huppert), c’est sur elle que reposent les bases de l’intrigue et ces bases sont bien trop bancales. La stratégie brillante de cette méchante exceptionnelle pour attirer ses nouvelles proies est de laisser des sacs à main à l’abandon dans le métro. Sérieusement, je veux bien comprendre que la solitude lui pèse mais delà à acheter les mêmes sacs en plusieurs exemplaires et s’amuser à y laisser traîner des papiers, des médicaments et de l’argent, faut vraiment s’ennuyer et avoir de l’argent à jeter. Surtout que dans beaucoup de cas de figure, un sac abandonné disparaîtrait ou finirait aux ordures. Avec ça, on a déjà un gros problème.


Ensuite il y a Frances (Chloë Grace Moretz), personnage également merveilleux. Au début, Frances voit en Greta, une sorte de mère de substitution. Elle va vite comprendre que la semeuse de sac à main est complètement instable, notamment lorsqu’elle la harcèle au téléphone. Ayant un iPhone, elle pourrait commencer par la bloquer mais… non. Mais Frances est quand même futée et va prévenir la police qui ne va absolument rien faire malgré les nombreux témoins qui sont au courant des agissements de cette femme. Je veux bien aussi qu’on dénonce le système mais là, c’est quand même abusé. D’ailleurs, Greta pique une sévère crise dans le restaurant de Frances avant d’être internée pour sortir le lendemain sans la moindre explication.

Allez une dernière sur Frances. Vers la fin du film, elle est kidnappée par Greta et elle décide enfin de s’enfuir après avoir laissé passer pas mal d’occasions. Pour ce faire, elle frappe Greta avec un rouleau à pâtisserie sur les doigts et non sur la tête, ce qui aurait pu l’assommer et lui laisser le temps de s’échapper mais passons. Elle part et mince, la porte est fermée à clé ! Frances va alors chercher la clé de la porte avant de se diriger vers la cave pour trouver une issue (brillante idée) alors qu’elle n’avait qu’à ouvrir la fenêtre ou alors casser les carreaux avec son rouleau qu’elle a d’ailleurs fini par abandonner sans raison.

Voilà en ce qui concerne l’écriture de ces personnages et c’est en vous épargnant le père qui ne fait pas localiser le téléphone de sa fille qui envoie des messages ou encore la meilleure amie qui attend plusieurs jours avant d’intervenir en utilisant une stratégie inutile.


Et tout le monde joue mal. Isabelle Huppert, qui est une actrice excellente et qui sait bien jouer les psychopathes, déçoit particulièrement. Surtout à la fin où elle est en totale roue libre.


Le film présente trop d’incohérences et la tension disparaît au moment où l’on comprend qui est cette femme. On en vient à trouver ça ridicule par moment (Greta qui crache un chewing-gum dans les cheveux de Frances, un grand moment de fou-rire pour ma part). Les révélations sont clichées et d’une prévisibilité affligeante, rien n’est crédible et c’est sans parler de la réalisation digne d’un téléfilm du dimanche après-midi.


En conclusion, Greta est un naufrage. Ce film met en scène une histoire ne tenant pas debout avec des personnages au traitement désastreux. La tension, le suspense et le jeu d’acteur ne fonctionnent pas, nous laissant totalement indifférents. C’est un beau gâchis qu’il vaut mieux oublier.


Ecrit par Totole



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