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Midsommar (2019)


Réalisation : Ari Aster

Casting : Florence Pugh, Jack Reynor, Will Poulter

Bande Originale : Bobby Krlic



Un an après s’être fait remarquer avec son excellent et terrifiant Hérédité, Ari Aster revient avec Midsommar, son nouveau film d’horreur. Les premières images (bandes-annonces, affiches, …) intriguaient énormément car elles présageaient un film d’horreur se déroulant en plein jour.


Le film nous raconte l’histoire de Dani, une jeune fille récemment touchée par une terrible tragédie qui part en Suède avec son petit ami et ses amis pour assister au festival d’une communauté isolée. Dès lors, des événements plus qu’inquiétants vont se produire.

Midsommar est en effet un film très particulier. Très original et rare dans le cinéma d’horreur, il se démarque et propose au spectateur une expérience intense et déroutante.


Le film se déroule en plein jour et il est très lumineux, ce qui contraste avec l’horreur à laquelle nous assistons.

Le scénario de Midsommar semble assez classique au début, l’histoire d’une bande d’amis qui part en vacances dans un endroit où des événements étranges vont se produire. Pourtant, il n’en est rien, le film va peu à peu prendre une tournure inattendue et jouissive pour nous. Nous découvrons cette communauté très étrange avec ses mœurs et ses rituels. Des rituels tantôt terrifiants, tantôt susceptibles de nous faire rire nerveusement tant ils provoquent le malaise.

Le film joue plus sur l’ambiance plutôt que sur la peur, à l’inverse d’Hérédité, qui avait malgré tout une atmosphère très travaillée.


Midsommar est un film long (2h30) mais on ne ressent aucune longueur car le rythme est maîtrisé : plus on avance, plus l’angoisse nous gagne jusqu’au climax très intense.

Que l’on aime ou non, certaines scènes nous marqueront forcément par leur violence et leur étrangeté.

Le film est cependant ponctué d’un humour, étonnant mais maîtrisé, par le biais de personnages comiques comme Mark (Will Poulter) ou encore par le biais de situations totalement inattendues, provoquant des contrastes drôles sans décrédibiliser le film.

Il y a également une grande part de mystère dans Midsommar, beaucoup d’éléments sembleront flous et feront appel à notre propre interprétation.

Il est également important de noter la performance des acteurs, tous incroyables même si Florence Pugh se démarque et porte le film.


Concernant la réalisation, c’est le gros point fort du film. Nous avons à faire à des plans magnifiques tout au long du film, souvent symétriques, mettant en avant le décor. Les décors et les costumes sont d’ailleurs sublimes avec des couleurs éclatantes magnifiques, notamment l’accoutrement de la Reine de Mai ou encore le temple jaune.


Il y a également des scènes parfaitement filmées avec certains plans-séquences mémorables et certaines transitions sont très marquantes et originales.

La photographie est incroyable, tout est très lumineux et coloré, ce qui contribue à cette atmosphère particulièrement étrange et immersive.

Enfin, la bande originale de Bobby Krlic est très intense et oppressante, elle appuie le côté malsain et inquiétant du film.


En conclusion, Midsommar est une expérience vertigineuse. Un excellent film d’horreur avec une atmosphère particulièrement glauque et oppressante. Ari Aster a encore frappé fort et a montré avec seulement deux films qu’il est un réalisateur qui maîtrise l’horreur avec intensité et originalité.

Ecrit par Totole




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