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Orange is the New Black (saison 7)


Casting : Taylor Schilling, Danielle Brooks, Laura Prepon

Showrunner : Jenji Kohan

Diffusion : Netflix


Septième et dernière saison pour Orange is the New Black, l’une des séries les plus regardées de Netflix. Une fin que l’on voyait approcher avec le cliffhanger de la saison précédente montrant la libération de Piper, le personnage principal. En revanche, on pouvait également la craindre au vu de la baisse de qualité visible lors de la dernière saison.


Cette saison d’adieu était donc très attendue mais a-t-elle tenue ses promesses ?

On retrouve donc nos personnages là où nous les avions laissés après la saison 6. Les intrigues vont donc très vite se mettre en place notamment celle concernant Piper, libérée sous caution. Nous allons la suivre et voir comment elle vit après la prison. Logeant dans le foyer bobo hippie végan de son frère avec sa femme et son fils, elle va essayer de se réinsérer en cherchant du travail, en rendant service ou encore en faisant de nouvelles rencontres. Tout cela sans oublier Alex, sa femme, toujours détenue. L’intrigue autour de Piper est sans doute la plus optimiste de la saison montrant qu’il y a de l’espoir après la prison. En revanche, le reste de cette dernière saison est sombre et pessimiste malgré des touches d’humour persistantes.


On assiste à plusieurs évolutions dégradantes de certains personnages principaux. Tout d’abord Taystee qui après avoir été condamnée à perpétuité, sombre dans le désespoir. Un spectacle douloureux pour nous, habitués à sa bonne humeur et conscients de l’injustice de la situation. Cependant, au fil des épisodes, tout espoir est encore possible pour elle.

La tragédie est visible ailleurs notamment avec la déchéance d’autres personnages comme Daya, devenue une véritable criminelle impossible à raisonner alors que nous l’avions connue douce et fragile. Lorna, quant à elle, la jeune femme attachante mais très fragile psychologiquement (ce qui l’a envoyé en prison) va sombrer peu à peu après l’annonce d’une terrible nouvelle, la mort de son bébé. Mais notre cœur va surtout souffrir pour Red, la matriarche dure à cuire de la prison devenue plus souple et plus touchante au fil des saisons. Après avoir été enfermée au trou avec Gloria, Red va commencer à perdre la plupart ses capacités comme la mémoire, ce qui va l’empêcher de participer à la cuisine de la prison qu’elle dirigeait depuis des années. Sa dégradation va d’autant plus nous briser le cœur quand Nicky, sa protégée l’apprendra, elle qui l’admire et la considère comme sa mère.


Nicky fait d’ailleurs partie des quelques personnages qui vont connaître une fin plus ou moins heureuse, l’ancienne toxicomane va peu à peu reprendre le flambeau de celle qu’elle appelle « Maman » et diriger la cuisine avec poigne tout en donnant de l’amour comme le faisait Red.


Cette septième est saison est d’ailleurs encore plus engagée. On y retrouve une critique très percutante des politiques migratoires des Etats-Unis avec ces détenues entassées dans une pièce avant d’assister à un procès rigide et expéditif. Ce qui permettra également de retrouver d’anciens personnages comme Maritza et des nouveaux très attachants comme Karla. Nous retrouverons également la touche féministe très présente de la série avec l’évocation du mouvement #MeToo, qui est intéressant ici puisqu’on se place du point de vue de l’harceleur, Caputo, rattrapé par une erreur peu glorieuse de son passé.

La question du racisme est aussi encore traitée avec Taystee mais aussi avec Tamika Ward, devenue la nouvelle directrice de la prison. Un personnage qui gagne en importance car sa promotion sera accompagnée de nouvelles mesures plus souples pour la prison, maladroites au début mais qui se révéleront bénéfiques.

Cette saison est donc très forte en émotion, les larmes montent vite aux yeux et il est difficile de quitter cette série qui nous a fait passer du rire aux larmes pendant sept saisons. Si plusieurs moments d’humour et de légèreté sont présents, tout n’est pas rose et certaines situations ne vont pas s’améliorer et certaines injustices ne seront pas être résolues, frustrant mais c’est ce qui rend le propos pertinent et réaliste.


C’est donc au meilleur de sa forme que Orange is the New Black nous quitte, l’occasion de dire adieu à tous ces personnages que nous avons aimé suivre, des personnages profondément attachants car très réussis au niveau de leur écriture.

Merci Netflix pour cette série très forte, très engagée et très humaine.


Ecrit par Totole




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