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Parasite (2019)


Réalisation : Bong Joon-ho

Casting : Song Kang-ho, Lee Sun-kyun, Cho Yeo-jeong

Bande Originale : Jeong Jae-il


Le festival de Cannes, c’est terminé ! Beaucoup de grands réalisateurs étaient dans la compétition (Pedro Almodóvar, Quentin Tarantino, Xavier Dolan, …) mais c’est Bong Joon-ho qui a remporté la Palme d’or.

Grand réalisateur sud-coréen à qui l’on doit des grands films tels que : Memories of Murder, Mother ou encore Snowpiercer, le Transperceneige. Deux ans après Okja, il revient à Cannes avec Parasite.


Le film raconte l’histoire d’une famille pauvre vivant dans un appartement insalubre. Un jour, le fils Ki-woo réussi à trouver du travail chez la très riche famille Park et va peu à peu aider toute sa famille à s’introduire dans la grande demeure des Park. Mais les choses risquent de ne pas se passer comme prévu.


Parasite est un film assez particulier, difficile à classer dans un genre. Le début du film se présente comme une comédie mais peu à peu, le long-métrage prend des tournures inattendues. Quoiqu’il en soit, Parasite livre un scénario cruel et passionnant avec de nombreux retournements difficile à anticiper. On ne ressent aucune longueur pendant ces 2 heures 10.


Le film nous offre également une critique sociale puissante. On retrouve un thème récurrent dans la filmographie Bong Joon-ho : les différences de classes sociales, un thème déjà au centre de Snowpiercer. Le réalisateur critique aussi un système poussant les individus à prendre des décisions parfois radicales, ce qu’on retrouvait plus dans Mother.


Ce propos sur les classes sociales est d’ailleurs illustré dans le film avec les escaliers. On remarque que lorsque les personnages utilisent les escaliers, la manière dont ils sont filmés est très symétrique et chorégraphiée. Deux plans sur les escaliers marqueront la rétine, un avec la famille de Gi-taek les descendant sous la pluie et un où la famille Park les montant à l’abri, chez eux. Des plans très évocateurs.


Au début du film, les situations sont évoquées de façon comique. L’humour fonctionne très bien et les passages d’arnaques sont délectables. Mais peu à peu, l’humour s’estompe pour laisser place à une ambiance plus noire malgré des légères touches d’absurdes qui persistent. Plus le film avance, plus tout est montré de façon très crue allant jusqu’à la violence. Le film se termine sur une fin particulièrement intense et émouvante ne laissant pas indifférent.


Nous suivons tous ces personnages attachants malgré leurs défauts et leurs choix dépassant toute morale. Cette question de morale est d’ailleurs très bien interrogée dans le film par ces personnages avec certaines répliques percutantes. Les acteurs sont tous incroyables et maîtrisent autant le registre comique que dramatique. Song Kang-ho, acteur fétiche du réalisateur est à nouveau bluffant dans ce film.


Parasite est un chef-d’œuvre de réalisation. Le film regorge de plans symétriques magnifiques et la photographie est impeccable. L’immensité de la maison où se passe la plupart des situations est très bien mise en valeur et les différents plans donnent une vraie âme à cette demeure. Certains passages utilisent des ralentis et cela sublime l’image. Nous retiendrons également la partie sous la pluie battante à la fin qui est un bijou de réalisation.


En conclusion, Parasite est un immense film. Une critique sociale poignante, un scénario puissant et une réalisation impeccable, tout est réuni pour avoir un chef-d’œuvre. Une très grande réussite pour Bong Joon-ho et une Palme d’or entièrement méritée.


Ecrit par Totole



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